— 21 avril 2026 | Bloc-Économie | Le Bloc-Notes News
La République démocratique du Congo a levé 1,25 milliard de dollars sur les marchés internationaux à travers sa première émission obligataire souveraine. Les fonds seront orientés vers des investissements dans l’hydroélectricité et les infrastructures de transport.

La République démocratique du Congo a levé 1,25 milliard de dollars sur les marchés internationaux à travers sa première émission obligataire souveraine, une opération structurée en deux tranches et fortement sursouscrite.
Le pays rejoint ainsi les États africains présents sur les marchés de capitaux internationaux, dans un contexte de recherche de financements pour des projets d’infrastructures.
Selon le ministère des Finances, les fonds seront orientés vers des investissements dans l’hydroélectricité et les infrastructures de transport, identifiés comme prioritaires dans la stratégie nationale de développement.
Une émission en deux tranches
- 600 millions de dollars à échéance 2032, avec un rendement de 8,75 %
- 650 millions de dollars à échéance 2037, avec un rendement de 9,5 %
Les titres ont enregistré une forte demande, avec des ordres estimés à environ 5 milliards de dollars, soit près de quatre fois le montant émis. Ils seront cotés sur la Bourse de Londres. Citigroup et Standard Chartered ont participé à la structuration de l’opération, aux côtés de Rawbank.
Orientation des financements
Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a indiqué que les ressources seront consacrées à des projets d’infrastructures énergétiques et de transport, dans un contexte de forte dépendance de l’économie aux exportations minières.
Parmi les projets annoncés figurent la construction d’un terminal à l’aéroport international de N’djili, la réhabilitation d’axes routiers dans l’est du pays, ainsi que des investissements dans des infrastructures énergétiques, notamment des lignes de transmission électrique et des centrales hydroélectriques.
Le gouvernement précise que seuls des projets disposant d’études de faisabilité avancées ont été retenus dans le cadre du plan national de développement 2024–2028.
Contexte économique
Cette opération intervient après plusieurs années d’efforts visant à stabiliser le cadre macroéconomique et à renforcer la relation du pays avec les institutions financières internationales, notamment le Fonds monétaire international.
Les autorités y voient une diversification des sources de financement, alors que l’économie reste fortement dépendante du secteur minier.
Défis structurels
Malgré cette opération, la République démocratique du Congo reste confrontée à d’importants défis, notamment l’insécurité persistante dans l’est du pays, un accès limité à l’électricité et des infrastructures insuffisantes.
Le taux d’électrification national reste inférieur à 20 %, tandis que la demande en énergie continue de croître, en particulier dans le secteur minier.
Perspectives
Les autorités entendent renforcer progressivement leur présence sur les marchés internationaux de capitaux, tout en maintenant un équilibre avec les financements concessionnels.
La mise en œuvre effective des projets financés et la gouvernance des fonds seront déterminantes pour l’impact économique de cette opération.
— par La Rédaction | Le Bloc-Notes News | La voix de la République
Restez connectés sur : X : @BlocNotesNews | @altessemulamba | IG : @leblocnotesnews | @altesse_mulamba_officiel |Facebook : @LeBloc-NotesNews | @Altesse Mulamba |TikTok : @leblocnotesnews | @altessemulamba |Écrivez-nous : leblocnotesnews@gmail.com
