— 21 avril 2026 | Le Bloc-Notes News | La Rédaction

La majorité au pouvoir ouvre une phase de consultations nationales sur une éventuelle réforme de la Constitution de 2006, relançant un débat sensible au sein de la classe politique.

Des membres de l’Union sacrée de la Nation (USN) et le président Félix Tshisekedi lors d’une réunion officielle à Kinshasa

La coalition au pouvoir en République démocratique du Congo, l’Union sacrée de la Nation (USN), a officiellement lancé, lundi 20 avril, une phase de consultations nationales en vue d’une éventuelle révision de la Constitution de 2006.

L’initiative, portée par le secrétaire permanent de la plateforme, le professeur André Mbata, relance un débat sensible qui divise la classe politique depuis plusieurs mois.

Dans un communiqué publié lundi, André Mbata invite partis politiques, organisations de la société civile, confessions religieuses, syndicats, juristes et membres de la diaspora à soumettre leurs propositions avant le 20 mai 2026.

Une commission technique sera chargée d’analyser les contributions avant transmission d’un rapport au président Félix Tshisekedi.

Cette phase ne constitue pas encore un projet formel de révision constitutionnelle, qui devra suivre les procédures prévues par la loi fondamentale, notamment un vote au Parlement et, pour certains articles, un référendum.

Un débat dominé par la question du troisième mandat

La Constitution actuelle limite le président à deux mandats. Élu en 2019 et réélu en 2023, Félix Tshisekedi achèverait son second mandat en 2028.

Toute réforme ouvrant la voie à un troisième mandat serait perçue par l’opposition comme une tentative de maintien au pouvoir, une accusation déjà formulée lors de précédents scrutins.

L’Union sacrée présente ces consultations comme une démarche inclusive visant à adapter les institutions aux réalités du pays, évoquant notamment des lacunes en matière de gouvernance, de décentralisation et de gestion des crises sécuritaires.

À l’inverse, plusieurs partis d’opposition et organisations de la société civile dénoncent une initiative à visée politique.

La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a mis en garde contre une révision dans le contexte actuel, estimant qu’un tel processus nécessiterait un consensus et des conditions de sérénité.

Un contexte de tensions persistantes

Cette initiative intervient alors que l’est du pays reste marqué par une insécurité persistante, notamment avec les activités de groupes armés comme le M23 dans le Nord-Kivu.

Plusieurs observateurs estiment que l’ouverture d’un débat constitutionnel pourrait accentuer les tensions politiques et détourner l’attention des priorités sécuritaires et humanitaires.

Le sujet a déjà suscité des divergences, y compris au sein de la majorité présidentielle. Certains alliés, dont le sénateur Modeste Bahati, avaient appelé à un large consensus avant toute réforme.

Les réactions des principales figures de l’opposition, notamment Moïse Katumbi et Martin Fayulu, sont attendues dans les prochains jours.

Les prochaines étapes dépendront de l’analyse des contributions et de l’éventuelle traduction politique de ces consultations dans un calendrier institutionnel déjà chargé.


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— par La Rédaction | Le Bloc-Notes News | La voix de la République


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