— 12 novembre 2025 | Le Bloc-Notes News | Altesse Mulamba
La commission technique de l’Assemblée nationale a rendu son verdict. Clotilde Mutita Kalunga est la seule candidate validée pour le poste de rapporteur adjoint. Christelle Vuanga, ainsi que plusieurs autres prétendants, ont vu leurs candidatures rejetées. Ce résultat, confirmé par Actualité.cd et Echo.cd, relance la discussion sur la transparence du processus et sur les rapports entre compétence et convenance politique.

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Un profil administratif et institutionnel plus lourd que Christelle Vuanga, du moins sur le papier
Ancienne maire adjointe de Lubumbashi et députée nationale élue de la même ville, Clotilde Mutita possède une expérience solide de la gestion publique. Elle maîtrise l’appareil administratif, les mécanismes hiérarchiques et les contraintes d’une institution locale.

© Photo : Assemblée nationale | Actualité.cd | Archives
Christelle Vuanga, de son côté, reste une figure libre, reconnue pour son plaidoyer sur les droits humains et la communication institutionnelle, mais sans avoir exercé de fonction exécutive comparable.

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Niveau académique
Mutita a un parcours universitaire complet : professeure et doyenne à l’Institut Maria-Malkia, spécialisée en éducation, paix et gestion des conflits. Femme de méthode, d’enseignement et d’administration académique, elle s’impose par la rigueur. Vuanga a une formation orientée vers les relations internationales, la communication et les droits humains, un profil solide mais moins managérial.
Crédibilité institutionnelle

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Dans un contexte parlementaire où les postes du Bureau sont hautement politiques, avoir déjà dirigé une institution publique apporte une crédibilité technique et hiérarchique. Mutita incarne aussi une figure consensuelle. Elle a travaillé sous plusieurs régimes locaux, preuve d’une capacité à dialoguer au-delà des clivages. Vuanga, plus indépendante, séduit par son franc-parler et son approche directe, mais son absence d’alignement partisan la place parfois en marge des équilibres politiques établis.
Interprétation politique
Le choix de Mutita peut se justifier par l’expérience et la stabilité qu’elle incarne, mais il est aussi politiquement commode. On préfère souvent celle qui rassure, qui ne dérange pas, qui a déjà administré sans provoquer de remous. Vuanga, avec sa parole libre et sa vision indépendante, bouscule les habitudes d’un Bureau habitué à la discipline partisane.
« Le choix de Mutita peut se justifier par l’expérience et la stabilité qu’elle incarne, mais il est aussi politiquement commode. »
Analyse Bloc-Notes News
Une élection sans concurrence

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Selon les listes publiées par Actualité.cd et UNE.cd, seules deux candidatures ont franchi le filtre de la commission : Aimé Boji (majorité présidentielle) et Clotilde Mutita Kalunga (opposition). Toutes les autres, dont Christelle Vuanga, Van Kapenga et Gratien Iracan, ont été écartées pour absence d’investiture ou dossier incomplet. Le rapport officiel évoque la nécessité de respecter les critères de recevabilité fixés par le règlement intérieur, notamment l’appartenance à un groupe parlementaire reconnu.
Une constante institutionnelle
Depuis 2019, aucun député indépendant n’a accédé à un poste du Bureau de l’Assemblée nationale. Les sièges réservés à l’opposition reviennent systématiquement à des personnalités issues de partis déjà intégrés dans la configuration parlementaire. Cette continuité renforce la stabilité du Bureau, mais affaiblit la diversité du débat et la représentativité réelle des forces politiques.
Ce que révèle cette élection
Cette validation unique illustre la préférence congolaise pour la stabilité apparente plutôt que pour la confrontation démocratique. L’Assemblée nationale, censée incarner le pluralisme, privilégie encore le confort du consensus. Si l’expérience de Clotilde Mutita justifie pleinement sa validation, la mise à l’écart de Christelle Vuanga rappelle une vérité persistante : au Congo, le courage politique s’admire souvent, mais il ne se récompense pas toujours. Au-delà des personnes, cette élection interroge la place réelle de l’opposition dans la mécanique institutionnelle et la capacité du Parlement à se renouveler sans craindre le désordre du débat.
— par Altesse Mulamba | Le Bloc-Notes News | La voix de la République
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