— 31 octobre 2025 | Le Bloc-Notes News | Altesse Mulamba
Sous les lustres de la diplomatie parisienne, le président Félix Tshisekedi a pris la parole lors de la conférence ministérielle sur la paix et la prospérité dans la région des Grands Lacs, organisée par la France et le Togo. Une rencontre pensée pour mobiliser le monde autour de la crise humanitaire qui ronge l’Est de la RDC – et rappeler que, dans ce tumulte, le Congo reste la clef de voûte d’une région en quête d’équilibre

Le président Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron lors de la conférence pour la paix et la prospérité dans la région des Grands Lacs, à Paris, le jeudi 30 octobre 2025. (Photo : AFP / Alain Jocard)
1,7 milliard de dollars et une promesse de relance
À l’issue de la conférence, Emmanuel Macron a annoncé la mobilisation de 1,7 milliard de dollars destinés à la reconstruction, à l’aide humanitaire et au soutien au processus de paix.
Une part importante de cette enveloppe sera dirigée vers l’Est de la RDC, où des millions de familles survivent depuis plus de vingt ans dans la peur et le déplacement.
Le chef de l’État français a aussi confirmé la réouverture prochaine de l’aéroport de Goma, symbole d’un espoir logistique et humanitaire :
« Dans les semaines à venir, les avions humanitaires pourront à nouveau atterrir à Goma pour ravitailler les populations », a déclaré Macron.
Tshisekedi : “Une guerre organisée contre notre souveraineté”
À la tribune, Félix Tshisekedi a salué l’appui international, tout en dénonçant une agression planifiée contre la RDC.
Il a nommé les choses : le Rwanda et le mouvement M23, accusés d’alimenter le conflit avec des soutiens extérieurs.
« Le Congo n’est pas une terre sans maître. Ce que nous subissons n’est pas un simple conflit armé, mais une guerre organisée contre notre souveraineté », a-t-il martelé, appelant à une mobilisation concrète, pas à une compassion de circonstance.
Des promesses fortes, des attentes lourdes
Selon l’ONU, plus de 7 millions de Congolais sont aujourd’hui déplacés à cause des violences.
Les ONG espèrent que les fonds annoncés serviront réellement à améliorer l’accès à l’aide, tout en avertissant que la transparence et la coordination seront essentielles pour éviter la dilution des ressources.
Car si la conférence de Paris marque un signal politique, les défis restent immenses : la mise en œuvre des promesses, la sécurisation de Goma et le rétablissement d’un dialogue sincère entre Kinshasa et Kigali.
Entre vitrine diplomatique et exigence de résultats
Sur le plan intérieur, cette visite parisienne renforce l’image internationale de Tshisekedi.
Mais la population, elle, attend des actes : le retour de l’autorité de l’État, la sécurité des villages, la dignité des foyers.
La diplomatie donne de la lumière, mais c’est sur le terrain que se joue la vérité du pouvoir.
Pour Paris, cette conférence s’inscrit dans une stratégie plus large : réaffirmer une présence dans une région stratégique, à l’heure où d’autres puissances s’y installent durablement.
Vers une diplomatie de souveraineté
L’ère où l’Occident détenait le monopole moral, économique et diplomatique touche à sa fin.
Le monde change, et la vraie puissance n’est plus dans l’alignement mais dans la souveraineté.
La RDC ne doit plus attendre la validation des puissances : elle doit choisir ses partenaires, travailler avec ceux qui la respectent et investir dans sa propre force.
La paix du Congo ne se négocie pas à Paris : elle se construit à Goma, à Beni, à Bunia – là où la République doit redevenir un fait.
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