— Vendredi 14 mars 2025 | Le Bloc-Notes News | Altesse Mulamba


Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba

Le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, a annoncé dans un communiqué publié le 12 mars 2025 sur la page X du ministère de la Justice l’ouverture d’un procès majeur : plus de 300 soldats congolais comparaissent devant les tribunaux militaires de Goma et Bukavu pour désertion et exactions contre des civils. Accusés d’avoir abandonné leurs postes face aux offensives du M23, un groupe rebelle soutenu par le Rwanda, ces militaires se retrouvent au cœur d’une affaire qui met à l’épreuve l’armée congolaise et l’appareil judiciaire du pays.

Un Procès au Cœur d’une Armée en Crise

L’armée congolaise (FARDC) traverse une période critique, marquée par des dysfonctionnements structurels : salaires irréguliers, corruption, manque d’équipement et moral en berne. Dans ce contexte, de nombreux soldats ont fui les affrontements, mais leur départ ne s’est pas fait sans conséquences. Ils sont également accusés d’exactions graves, notamment des actes de violence contre la population, incluant des meurtres, des viols et des pillages.

Que Dit la Loi Congolaise sur la Désertion ?

Le Code de justice militaire de la RDC punit sévèrement la désertion, surtout en période de conflit. L’article 34 stipule que quitter son poste en présence de l’ennemi est passible d’une peine allant de dix à vingt ans de prison. Si la désertion est accompagnée de trahison ou de collusion avec l’ennemi, la peine peut aller jusqu’à la réclusion à perpétuité, voire la peine de mort.

La Peine de Mort : Une Dissuasion Qui Fait Débat

Bien que la RDC ait suspendu l’application de la peine capitale depuis 2003, le gouvernement a récemment levé ce moratoire pour lutter contre la criminalité et les actes considérés comme des menaces à la sécurité nationale. Cette décision a déjà conduit, en septembre 2024, à la condamnation à mort de 37 personnes accusées de tentative de coup d’État. La question demeure : cette politique répressive peut-elle réellement dissuader les désertions, ou risque-t-elle d’exacerber les tensions au sein de l’armée ?

Un Procès Sous Haute Surveillance

Ce procès met en lumière les failles profondes de l’armée congolaise et soulève des préoccupations sur la transparence du système judiciaire militaire. La communauté internationale surveille de près ces procédures, notamment en raison des implications potentielles sur les droits de l’homme. Entre nécessité de rétablir la discipline et volonté d’éviter un usage abusif de la répression, les autorités congolaises jouent une partie délicate.

Les verdicts qui découleront de ce procès auront un impact majeur sur l’avenir de l’armée congolaise et sur la perception de la justice militaire en RDC. Une chose est sûre : la crise militaire et judiciaire qui secoue le pays ne peut être ignorée.

Vidéo sur le procès de 5 officiers supérieurs FARDC jugés pour lâcheté

— par Altesse Mulamba | Directrice et Rédactrice en Chef | Le Bloc Notes-News | La voix de la République


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