— 2 avril 2025 | Le Bloc-Notes News | Altesse Mulamba

Le président Félix Tshisekedi a signé une ordonnance accordant une grâce présidentielle à trois citoyens américains, Marcel Malanga Malu, Taylor Christa Thomson et Zalman Polun Benjamin, condamnés à mort en janvier pour leur implication dans une tentative de coup d’État en mai 2024. Leur peine a été commuée en servitude pénale à perpétuité, selon l’Ordonnance n° 25/183, signée le 28 mars et rendue publique ce 1er avril.

Benjamin Zalman Polun, Marcel Malanga et Taylor Thompson, trois Américains accusés de tentative de coup d’État en RDC, attendent leur procès à Kinshasa, le 7 juin 2024. (Photo : REUTERS/Justin Makangara)

Cette décision intervient alors que la RDC a récemment levé son moratoire sur la peine de mort. Si elle marque un tournant judiciaire, elle soulève aussi des interrogations sur ses éventuelles implications diplomatiques, dans un contexte où Kinshasa cherche à renforcer ses partenariats avec Washington.

Un dossier qui a marqué l’actualité congolaise

Le 19 mai 2024, un groupe armé dirigé par Christian Malanga, un opposant congolais basé aux États-Unis, a pris d’assaut la résidence de Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, avant d’investir brièvement le Palais de la Nation à Kinshasa. L’intervention rapide des forces de sécurité a permis de neutraliser les assaillants, et Christian Malanga a été tué dans l’opération.

Christian Malanga, l’acteur principal du coup d’État déjoué par l’armée congolaise

Plusieurs de ses complices ont été arrêtés, dont son fils Marcel Malanga Malu (21 ans), Taylor Christa Thomson (21 ans), un ami d’enfance, et Zalman Polun Benjamin (36 ans), un homme d’affaires américain. Condamnés à mort en janvier 2025, leur peine avait été confirmée par un tribunal militaire le 9 mars.

Un geste présidentiel aux répercussions multiples

La grâce présidentielle est une prérogative du chef de l’État, régulièrement utilisée en RDC. Actualité.cd rappelle que cette décision s’inscrit dans une approche de “souveraineté et de miséricorde”.

Toutefois, ce geste intervient alors que la RDC cherche à renforcer ses relations économiques avec les États-Unis, notamment dans le secteur stratégique des minerais essentiels à la transition énergétique.

Une décision qui relance le débat sur la peine de mort en RDC

Si cette grâce présidentielle suscite des réactions positives sur le plan international, elle soulève aussi des questions en interne. Depuis la levée du moratoire sur la peine de mort en mars 2024, plusieurs Congolais condamnés pour des crimes graves, notamment des militaires et des membres de groupes armés, restent dans l’incertitude.

Un avocat congolais spécialisé en droit pénal, interrogé par Le Bloc-Notes News, souligne que “cette grâce ouvre le débat sur une éventuelle harmonisation de la politique judiciaire en RDC. Le traitement des condamnés doit être transparent et équitable, indépendamment de leur nationalité”.

D’autres rappellent que la dernière exécution officielle en RDC remonte à 2003, et que, malgré le retour officiel de la peine capitale, aucune mise à mort n’a été enregistrée depuis.

Reste à voir si cette mesure restera exceptionnelle ou si elle ouvrira la voie à d’autres gestes de clémence, notamment pour des condamnés congolais.

Le Bloc-Notes continuera de suivre les évolutions de ce dossier.


— par Altesse Mulamba | Directrice et Rédactrice en Chef | Le Bloc-Notes News |La voix de la République


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