— 12 Mars 2025 | Le Bloc-Notes News | Altesse Mulamba

João Lourenço
Coup de tonnerre diplomatique ! Alors que Kinshasa avait érigé la négociation avec le M23 en ligne rouge infranchissable, l’Angola annonce l’ouverture imminente de pourparlers directs entre le gouvernement congolais et la rébellion. Une décision qui suscite de vives interrogations : qui est réellement à la manœuvre ? Comment expliquer ce virage alors que le président Félix Tshisekedi qualifiait encore récemment le M23 de « coquille vide », de « pantin » et assurait qu’il n’y aurait aucun dialogue avec ceux qui prennent les armes contre la République ?
Une médiation sous influence?
Officiellement, Luanda agit en tant que médiateur, mandaté par l’Union africaine. Mais en coulisses, des pressions internationales s’exercent, notamment des États-Unis et de certains partenaires influents, pour accélérer la résolution du conflit. Kinshasa n’a pourtant cessé de marteler que le cadre de dialogue reste le processus de Nairobi et la Résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui exigent le retrait total et le désarmement du M23.
Alors pourquoi le gouvernement congolais se contente-t-il de « prendre acte » d’une initiative qui aurait dû venir de lui ? S’agit-il d’une réelle tentative de paix ou d’une pression diplomatique déguisée en solution de sortie de crise ?
Une stratégie à haut risque…
Ces négociations pourraient avoir des conséquences lourdes sur la stabilité de la RDC et de toute la région des Grands Lacs. Historiquement, les accords avec des groupes armés en RDC ont souvent conduit à des brassages et mixages au sein de l’armée, ouvrant la porte à des infiltrations systémiques et à un affaiblissement stratégique de l’appareil sécuritaire congolais.
Le rôle du Rwanda dans ce processus reste également une épine dans le pied de la diplomatie congolaise. Kigali, accusé de soutenir activement le M23, continue de nier toute implication, malgré les nombreux rapports onusiens établissant le contraire. Accepter ces négociations pourrait ainsi revenir à légitimer indirectement l’ingérence rwandaise.
Un tournant ou un piège diplomatique ?
L’histoire récente a montré que chaque cessez-le-feu mal négocié devient un simple répit avant une nouvelle flambée de violence. Si Kinshasa cède sous la pression internationale, quel précédent cela crée-t-il pour l’avenir ? La paix ne peut être un marché de dupes où la souveraineté de la RDC se négocie sur l’autel d’intérêts géopolitiques étrangers.
Alors, l’Angola impose-t-il une solution durable ou orchestre-t-il une mise en scène diplomatique destinée à servir des intérêts qui dépassent la seule stabilité de la RDC ?
Le Bloc Notes News continuera de suivre cette affaire de près. Les prochaines heures seront décisives.

— par Altesse Mulamba | Directrice et Rédactrice en Chef | Le Bloc-Notes News | La voix de la République
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